Protéger Lucie – Chapitre 1 (manuscrit brut)

1
Lucie
Paris
J’éteins la lampe du fond d’un geste du coude, les bras encombrés par les serviettes à laver. C’est le genre de mardi soir où la nuit tombe avant que les clients aient le temps de sortir leur portable pour photographier le nouveau carré que je viens de leur faire. Dehors, la rue de la Roquette semble elle aussi avoir fermé boutique : volets déroulés, vitrines qui s’assoupissent dans le reflet gris de la ville, néons de pharmacie à l’agonie. Même la voisine d’en face, la tatoueuse qui fume ses Winston Light toute la journée, n’a pas fait de bruit en tirant son rideau métallique.
Le silence me pèse sur la nuque, surchargé de souvenirs de conversations bruyantes et de rires de clientes qui maintenant dînent devant leur série préférée. Ça sent encore le shampooing fruité dans le salon, piquant de propre et d’acidité chimique. Je range mes ciseaux un à un dans la pochette de cuir, à la manière d’un samouraï qui salue ses sabres avant de partir. Dans la vitrine, la lumière du réverbère souligne la poussière fine sur la caisse enregistreuse, les traces de doigts sur le miroir. Il n’y a plus que moi et le cliquetis de mes gestes méthodiques pour la fermeture.
Je pense à Arthur, à son pyjama dinosaure trop court pour ses jambes qui grandissent en silence, à la soupe de légumes (en brique, mais ça compte quand même) que j’ai promise ce soir. Je pense à ma soirée qui, dans ma tête, s’organise déjà :. Dans quinze minutes, je serai chez moi, à m’asseoir dans la cuisine, juste le temps de grignoter un morceau de pain avec du fromage avant le dîner.
Je fais le tour des lieux une dernière fois, touche les sièges pour vérifier qu’aucun client n’a oublié son portable ou une écharpe, lance un dernier coup de chiffon sur le comptoir. Je relis la petite ardoise posée contre la vitrine, celle où j’ai inscrit à la craie rose : « Nouveautés Kérastase – offrez-vous une dose de lumière ! ». Ironie de coiffeuse, peut-être, mais l’idée me fait sourire. De la lumière, il en faudrait vraiment pour chasser ce sentiment lourd qui hante les fins de journée d’hiver.
Je mets mon manteau et ramasse les deux gros sacs-poubelle pleins de mèches et de tubes de produits, en les serrant fort contre moi comme deux gosses encombrants. Je ferme derrière moi comme je peux, inspire à fond l’air coupant qui mord déjà mes joues et descends les deux marches du perron.
Dehors, la ville n’a rien d’un cliché de carte postale. Pas d’amoureux qui s’embrassent sur les bancs publics, pas de vie nocturne chic. Paris la nuit, c’est surtout des types pressés qui ne lèvent pas les yeux et des Uber Eats qui filent comme des anguilles dans le froid. J’aime ça, pourtant, cette brutalité honnête. Les bruits sont nets, précis, chaque porte qui claque résonne jusqu’à la Seine, chaque semelle qui tape sur le trottoir laisse une empreinte sonore.
Je bifurque à gauche en longeant la pizzeria, jusqu’à la petite ruelle qui sert de raccourci vers les conteneurs à ordures. Il y flotte en permanence une odeur mêlée de pain rassis et de pisse de chat. Il fait noir, sauf à mi-distance où un lampadaire hésite entre l’agonie et la renaissance, clignotant par intermittence comme un cœur fragile.
La routine voudrait que je jette les sacs dans la benne et que je fonce me réfugier dans mon immeuble, mais ce soir, quelque chose coince, comme un truc dans la gorge. Ce n’est pas le genre de frisson qui fait dresser les poils sur la nuque. C’est autre chose, une hésitation dans la nuit, une miette de malaise qui traîne au coin de la rue.
Je ralentis à peine, les bras tendus sous le poids des sacs, lorsque j’entends un bruit inhabituel. Comme si l’on avait tiré sur un coussin d’air. D’abord je crois à une cannette éclatée ou à un pétard mouillé. Je me retourne, par réflexe.
À vingt mètres de moi, une silhouette vacille. Elle trébuche, se rattrape à un mur de brique, puis s’écroule lentement. C’est un homme. Du moins, je devine une épaule carrée, une veste trop fine pour la saison, un genou qui ploie et râpe le bitume. Je reste figée, comme une idiote, les sacs de déchets qui me scient les mains.
C’était un coup de feu ? Cet homme vient de se faire tirer dessus ?
Le sang, s’il y en a, ne se voit pas tout de suite. Il n’y a que cette fumée blanche qui sort de sa bouche, comme un petit nuage de givre à chaque souffle.
J’entends mon cœur cogner si fort qu’il me résonne jusque dans les dents. Je lâche les poubelles, qui atterrissent sur le trottoir avec un bruit sourd. Je m’approche, pas à pas, les jambes flageolantes. Les sons me reviennent amplifiés : le crissement de mes baskets, le bourdonnement lointain de la ville, et puis ce râle irrégulier de l’homme étendu.
Il ne doit pas avoir quarante ans. Son visage est fin, une barbe de trois jours, les yeux clairs ouverts tout grands. Il me regarde comme s’il ne croyait pas, lui non plus, à ce qui vient de se passer. Sa bouche s’ouvre à deux reprises, cherchant un mot, un son, peut-être une insulte ou un dernier regret.
— Mirage, souffle-t-il, la voix éteinte.
Il ferme les yeux. Sa tête heurte mollement le mur, puis roule sur le côté. Un fil de salive coule de ses lèvres, rosé par le sang.
Je ne bouge plus. J’ai envie de vomir, de pleurer, de partir en courant. Mais il y a un truc dans ma poitrine – de la colère, de la peur, je ne sais pas. Je regarde autour. Le lampadaire grésille, projette des ombres tremblantes sur le sol. Et au bout de la ruelle, juste avant le croisement, une forme. Quelqu’un. Pas sûr. Trop loin pour distinguer un visage, mais je jurerais voir un manteau sombre, une silhouette filiforme qui observe.
— Hé ! je crie, avec une voix étranglée d’enfant qu’on pince.
La silhouette disparaît avant la fin du mot. Plus un bruit. Juste le froid, et le souffle saccadé qui s’est déjà tu.
Je reste là, incapable de faire quoi que ce soit, à part regarder l’homme couché, avec la certitude glacée qu’il est décédé. Je n’ai même pas le réflexe de sortir mon portable tout de suite. Je reste plantée, scotchée par l’irréalité de la scène, le goût métallique de la peur qui monte déjà dans ma gorge, alors que je n’ose pas le toucher.
Je me pince le bras, pour de vrai, comme une gamine. Mais la douleur ne me réveille pas. Je suis dans la ruelle, seule avec un cadavre, la nuit autour de moi. Et le silence.
Quand je sors enfin mon téléphone, je ne sais pas pourquoi, mais j’appuie d’abord sur le mauvais chiffre. Je tape 1, puis 1 encore, comme si j’avais cinq ans et qu’on m’avait appris que, pour toute urgence, il fallait faire le 112. Puis je me ravise, supprime, recommence avec le 18, le numéro des pompiers. Mes mains tremblent, mais ma voix, elle, sort toute lisse, toute propre, malgré les hésitations. C’est la voix qu’on utilise pour expliquer aux parents qu’il y a eu un petit accident dans la cour de récré, rien de grave, que tout est sous contrôle. Ce soir, rien n’est sous contrôle, mais j’entends malgré tout mon timbre grave et posé, comme si quelqu’un d’autre parlait à ma place.
— Oui, bonsoir, il y a… un homme, je crois qu’il est… Il est dans la ruelle derrière la Roquette, côté pizzeria, je crois qu’il s’est fait tirer dessus. Je suis Lucie Marchand, j’ai un salon de coiffure juste en face. Il faut faire vite, il ne bouge plus.
Le type au bout du fil doit s’entraîner à garder la voix neutre. Il me pose les questions habituelles : êtes-vous en sécurité, pouvez-vous approcher la victime, pouvez-vous rester en ligne. Son calme m’agace autant qu’il me rassure. Je lui réponds oui, non, je ne sais pas, comme si je cochais des cases. J’ai le souffle court, mais les mots, eux, s’alignent tout seuls.
— Ça va aller, Madame, restez près de la victime, ne touchez à rien. Les secours sont en route.
En route. Combien de temps, en vrai ? Je raccroche, jette un œil à l’écran : 19 h 28. C’est drôle, j’aurais dit minuit passé. J’aurais juré que la nuit avait avalé toutes les heures intermédiaires.
Je m’agenouille près de l’homme, sans trop savoir pourquoi. L’instinct ? La politesse ? Il n’a pas l’air de souffrir. Il n’a plus l’air de rien. Il sent la bière, la fatigue, la poudre peut-être, mais surtout la fin. Je tends la main comme pour prendre son pouls, puis la retiens en l’air, ridicule, inutile. Je reste là, plantée à côté du corps, le cul dans la poussière froide, à attendre que le temps reprenne une forme connue. Je ne pleure pas, pas encore, parce que la situation est trop absurde pour qu’on y colle une émotion précise. C’est entre le malaise et le néant. Je regarde mes baskets : elles sont tachées d’une goutte sombre, pas assez rouge pour être du sang, mais je n’ai pas le courage de vérifier. Les minutes passent, lentes, plus lentes que tout ce que j’ai pu vivre.
Dans la rue, personne ne sort. Les fenêtres restent closes, les rares passants accélèrent le pas sans un regard pour la ruelle. Je me dis qu’on pourrait me poignarder à mon tour, là tout de suite, et que la ville continuerait à dormir, indifférente. L’idée me fait ricaner, un son bref, sec, qui m’échappe et me résonne dans les dents.
Le crissement des pneus, enfin. Une lumière blanche balaie la ruelle, éclaire en stroboscope la scène grotesque : moi, accroupie comme une mendiante, l’homme figé, les sacs poubelles ouverts, le sol constellé de fragments d’aluminium et de mèches de cheveux. Deux pompiers descendent du camion sans se presser. L’un porte une trousse qui ressemble à un jouet, l’autre une radio accrochée à la bouche.
— Vous avez appelé ? demande le premier, calant le dialogue dans le réel.
Je dis oui, de la tête, sans réussir à parler. Je recule d’un pas, leur laisse la place. Ils s’agenouillent, touchent le cou du mort, auscultent la blessure. Un peu de sang, mais pas grand-chose à voir. Le type de la radio fait son rapport, code tout ça dans une langue dont je ne saisis rien.
— Il est mort depuis moins de cinq minutes, précise l’autre, pour personne en particulier. On va prévenir la police.
Je prends ça comme une permission de m’effondrer. Mes jambes cèdent, je m’assois sur la première marche d’escalier venue, en face de la scène. Je sens les larmes monter, mais elles ne coulent pas. À la place, il y a une sensation de coton dans la tête, un bourdonnement qui remplace tous les bruits.
J’attrape mon téléphone. Avant même de prévenir qui que ce soit d’autre, j’écris à Emma, la baby-sitter d’Arthur :
« Grosse galère au boulot, reste avec lui encore 1 h si tu peux. Je te paye double. Merci. »
Envoyer. Le reste peut attendre. Je me dis que je devrais appeler les parents du mort, sa femme, ses amis. Mais je ne sais rien de lui, rien du tout, et la culpabilité me traverse d’un coup, comme une lame. Il n’y a pas de raison, pourtant : je n’ai rien fait, je n’ai rien vu, à part une silhouette au bout de la ruelle, mais qui s’en soucie ?
Les pompiers m’observent du coin de l’œil. On dirait qu’ils ont l’habitude, que les gens normaux fondent tous au même moment, dans la même posture. Ils parlent bas, puis l’un d’eux s’approche, me tend un petit carré de chocolat au lait emballé. Je le prends, sans comprendre.
— Tenez, ça aide. C’est mieux que du sucre.
Je croque le chocolat, qui fond aussitôt sur ma langue. La douceur m’arrache un sanglot minuscule, mais je ravale.
Les policiers débarquent cinq minutes plus tard, gyrophares en mode disco, bleu qui claque sur la brique et transforme la ruelle en décor de rave party. Ils sont deux : un grand sec qui porte son manteau comme un juge, et un plus jeune, laqué dans un blouson trop neuf. Le premier s’avance, inspecte la scène, commence à déblatérer sur les bandes de la rue, les voisins, la circulation.
Le plus jeune sort un carnet, un stylo bille déjà mâchouillé.
— Vous êtes la témoin ? demande-t-il.
Je dis oui. Je m’appelle Lucie, je travaille juste en face, je sors les poubelles tous les soirs à la même heure, je n’ai rien vu, j’ai juste entendu un bruit, puis il était là, c’est tout. J’essaie de raconter simplement, sans m’arrêter, comme si la vitesse allait leur suffire à tout comprendre. Je leur dis pour la silhouette, là-bas, tout au bout, et je précise que c’était flou, peut-être un manteau noir, rien de précis. Je dis que j’ai entendu un mot. Je le répète.
— Mirage, je souffle.
Le policier hoche la tête. Il écrit le mot en majuscule sur son carnet, puis me regarde, le crayon suspendu.
— Vous êtes sûre ?
Je hoche la tête. Je pourrais le jurer devant un tribunal, même si je ne comprends rien à sa logique. Mirage. Ça ne veut rien dire.
Les questions s’enchaînent : vos coordonnées, ce que vous faisiez là, si vous avez déjà vu la victime, si vous avez remarqué quelque chose d’inhabituel récemment. Je réponds à tout, docile. À la fin, le policier me tend une carte.
— Si vous vous souvenez de quoi que ce soit d’autre, appelez ce numéro. Ça peut vous revenir d’ici ce soir, ou demain. Prenez soin de vous.
Je serre la carte entre mes doigts, froisse le carton, puis la glisse dans ma poche. Les policiers restent, discutent avec les pompiers, prennent des photos. Le corps est recouvert d’une couverture de survie dorée qui brille sous la lumière bleue, comme si c’était un cadeau oublié sur le trottoir. Je ne sais pas quoi faire. Personne ne me retient. Alors je ramasse mes sacs poubelles éventrés, j’essaie de faire bonne figure, jette un œil au mort pour la première fois depuis qu’il a fermé les yeux.
Il a l’air paisible. Plus rien à voir avec la détresse des premières secondes. On dirait qu’il dort, qu’il rêve à autre chose. Peut-être à son mirage, qui sait.
Je rentre dans mon immeuble, le cœur au ralenti. Je traverse la cour, les jambes molles, le froid me traverse les os. Sur le perron, la concierge fume une cigarette, feint l’indifférence, mais me dévisage avec un mélange d’inquiétude et de curiosité malsaine. Je ne dis rien. Je monte l’escalier, un étage, deux, puis je m’arrête devant ma porte. Je n’ai pas la force de sortir les clés. Je colle juste mon front contre le bois, respire fort, attends que les bruits de la rue s’effacent.
L’odeur de l’appartement me tombe dessus dès que j’ouvre la porte, un mélange tiède de lessive, de vieux parquet et de biscuits au chocolat. Ce parfum, c’est mon talisman contre la violence du monde. Ce soir, il ne suffit pas. Tout me paraît trop fort, trop net, comme si la mort de tout à l’heure avait saturé mes capteurs sensoriels. La chaleur du couloir me colle à la peau, m’étouffe presque, alors qu’il y a à peine une heure, dehors, j’avais l’impression de crever de froid.
Premier réflexe : chaussures, manteau, tout lâcher en vrac sur le tapis. Je fais tomber mon sac, oublie même de fermer la porte à clé, et fonce droit vers la chambre d’Arthur, sans prendre le temps de souffler. Il dort déjà, bras en étoile sur la couette, la bouche entrouverte, une main serrée autour de la queue de son lapin en peluche. C’est fou comme il paraît petit, soudain. Petit et fragile, alors que tout à l’heure encore, il réclamait du ketchup avec un air d’expert. J’observe son visage, ses cils qui frémissent, la joue écrasée contre l’oreiller. J’ai envie de le réveiller, de lui dire que rien ne peut lui arriver, mais je me retiens. Je me penche, embrasse son front, respire très fort pour retenir mes propres larmes. Son odeur à lui, c’est de la pâte à modeler, du shampooing à la pomme, et un reste de Nutella. Je pourrais rester là, à le regarder dormir, pour le reste de la nuit.
Je reviens dans le salon. La baby-sitter a laissé un mot sur la table, écrit en lettres rondes :
« Arthur s’est couché sans histoire, il a lu trois livres d’affilée ! Bonne nuit et courage 🙂 – Emma »
Je souris. Je n’ai pas le courage de répondre maintenant. Je vais dans la cuisine, allume la bouilloire, sors un sachet de verveine. Les gestes sont mécaniques, appris par cœur, rythmés comme une chorégraphie de survie. Je tourne la cuillère dans la tasse, regarde l’eau troubler puis se figer à la surface. Je m’assieds sur le tabouret de bar, la tête entre les mains, yeux rivés au plan de travail. Il y a un vieux post-it collé à côté de l’évier, un dessin d’ours gribouillé par Arthur. Il a écrit « super maman » au stylo vert. C’est idiot, mais je relis ces deux mots dix fois de suite, comme si la force du compliment allait tout réparer.
Je bois la tisane par petites gorgées. Je sens la chaleur du liquide descendre lentement dans ma poitrine, s’infiltrer dans les recoins gelés de mon ventre. C’est censé calmer les nerfs, mais à l’intérieur, rien ne bouge. Je me répète que ce n’est pas grave, que ça arrive, que je n’y suis pour rien. Que la police va régler tout ça, que demain il y aura bien un expert pour effacer les traces sur le trottoir, laver la ruelle à grande eau, rendre à la ville son indifférence coutumière.
Je regarde l’heure. 21 h 07. Deux heures à peine depuis le coup de feu, et j’ai l’impression que ma vie entière s’est déplacée d’un cran, d’un degré vers un univers un peu trop aigu, un peu trop hostile.
Je retourne vers le salon, tasse en main. Le canapé me paraît trop vaste, trop mou, mais je m’y laisse tomber quand même. J’enfouis mes pieds sous le plaid en laine, remonte les genoux contre moi. Il n’y a pas de bruit. Pas un, à part le souffle régulier du frigo, le tic-tac de l’horloge qui s’obstine à avancer. Je fixe le mur, le coin d’affiche Disney qui dépasse du meuble, les crayons de couleur qui débordent du pot en verre. C’est chez moi, c’est sûr. C’est ma vie, mon décor, rien à signaler. Je me répète que c’est fini. Que c’est un hasard, un accident, que demain matin le soleil va revenir et que j’emmènerai Arthur à l’école comme d’habitude, en lui tenant la main un peu trop fort, peut-être.
Sortie prévue mi-aout en numérique et en papier
déjà en précommande numérique sur ma boutique (compatible toutes liseuses, même kindle)⤵️
Protéger Lucie- ebook
Elle voulait juste faire son devoir. Maintenant, elle est une cible.
Lucie Marchand n’a jamais cherché les ennuis.
Entre son salon de coiffure parisien et son fils de sept ans, sa vie se résumait à des ciseaux, des rires et des histoires du quotidien.
Jusqu’au soir où elle devient témoin d’un meurtre.
En pensant bien faire, elle alerte la police.
Mais l’homme qu’elle a vu tomber était un agent infiltré… et le réseau qu’elle menace possède des amis puissants. Trop puissants.
Dès lors, sa seule chance de survie : disparaître.
Élias Moreau est envoyé par l’agence Alpha 22 pour assurer son extraction.
Ancien commando, il est méthodique, précis, taillé pour la guerre.
Mais protéger une femme et un enfant dans un chalet perdu au cœur des montagnes ?
C’est un tout autre combat.
Le danger rôde dans l’ombre. L’hiver les isole du monde extérieur.
Et chaque regard échangé réveille en Élias ce qu’il croyait mort depuis longtemps : le rêve d’aimer.
Et peut-être, un jour, celui d’avoir une famille.
Protéger Lucie était une mission.
Elle est devenue ce qu’il n’osait plus espérer.
